Notre groupe est né en 1982
Nous ressentions le besoin de nous retrouver entre femmes pour discuter de nos problèmes spécifiques. Mais nous aspirions à aller plus loin que cela. Nous écrivions à l’époque, dans notre 1ère lettre d’invitation aux copines :
« Notre démarche s’érige :
• CONTRE l’exploitation capitaliste qui nous touche en particulier,
• CONTRE le racisme et le fascisme qui aboutissent à la guerre,
• NOUS VOULONS lutter pour nos droits : en premier notre droit au travail,
• POUR de meilleurs équipements sociaux (crèches, cantines) et surtout pour assurer à nos enfants un avenir meilleur,
• NOUS VOULONS créer des liens avec des femmes qui luttent partout dans le monde. »
C’est la base sur laquelle nous voulions élargir notre groupe de femmes, pour nous permettre de réfléchir, mais aussi d’agir et d’avancer ensemble.
C’est sur la question du travail des femmes que nous avons organisé notre 1ère réunion publique.
Mais il nous fallait un nom…, un nom qui représente les critères que nous nous étions donnés et nos aspirations à une société plus juste.
Nous nous sommes bien sûr tournées vers les « grandes dames » de l’Histoire, l’histoire de celles qui se sont battues pour les mêmes idées, et dont voulions « reprendre le flambeau », très modestement. Nous avons débattu un moment, de grands noms ont été évoqués, Flora Tristan, Rosa Luxembourg, des pages d’histoire relues…
Mais ce sont des combats bien actuels (l’actualité de l’année 1984) qui nous ont finalement fait opter pour Louise MICHEL.
Cette actualité, c’était la lutte du peuple kanak pour son indépendance, un peuple tout entier qui secouait le joug du colonialisme français. Et nous étions dans le camp de tous les progressistes, en France, qui exigeaient avec ce peuple l’indépendance immédiate et sans condition de la Nouvelle Calédonie !
C’est ainsi que le 1er Mai 1984,
nous faisions notre 1ère apparition publique
en tant que Groupe de femmes Louise Michel !
Un peu plus sur... Louise MICHEL
29 mai 1830 – 9 janvier 1905
Institutrice à une époque où c’était exclusivement un métier d’homme,
Militante dans des associations de femmes ouvrières,
Elle s’est battue pour l’égalité dans l’instruction, le travail, et aussi dans le mariage.
Pendant la Commune, elle a participé activement à toutes les luttes, y compris sur les barricades, entraînant derrière elle les foules.
Elle est devenue le symbole de la Résistance.
Déportée en Nouvelle Calédonie, elle s’est liée à la population canaque. Elle y a créé des écoles. Elle a soutenu la révolte des Canaques contre la colonisation française.
Dès son retour fin 1879, elle anime des conférences à travers toute l’Europe pour tirer les leçons de la Commune, pour débattre de l’importance de la participation des femmes à la Révolution.
« Que le peuple sache bien que c’est pour lui que nous travaillons et que plus on abaissera la femme, plus on descendra dans l'abîme. »
(extrait de la plaquette de notre groupe)